KÉPHI
(working title)

La suite de MERAKÍ publiée ici
sous forme de feuilleton
au fur et à mesure de son écriture.

Dans cette suite de Meráki, nous retrouvons Olivier 3 ans après son départ précipité de la petite île des Cyclades où il avait décidé de s’installer après le décès de sa femme.

Avec le temps, les problèmes qui l’avaient poussé à fuir semblent s’être apaisés et il revient animé d’une énergie renouvelée et de l’envie de tenter à nouveau sa chance pour se construire une nouvelle vie.

Si au début les choses se passent du mieux possible, avec le développement réussi de son projet professionnel et une relation amoureuse qui semble plus apaisée, les obstacles ne tardent pas à mettre en péril ses nouveaux projets.

Képhi, c’est un mot intraduisible qui capture l’essence de la joie de vivre grecque, même face à l’adversité. Il exprime l’envie irrépressible de faire quelque chose, un état d’esprit joyeux, passionné et enthousiaste, une sorte de « bonne vibe » ou d’allégresse contagieuse.

Chapitre 34

Je ne suis finalement pas allé à Bordeaux. J’ai appelé Thomas pour tenter d’organiser quelque chose avec lui, mais il avait prévu de passer le week-end de Pâques à Lisbonne avec des amis. Et puis, j’étais complètement exsangue. Les événements des derniers mois m’avaient lessivé. Surtout, j’étais triste et découragé.…

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Chapitre 33

Tout en démarrant le Duster, j’essaie une nouvelle fois d’atteindre Katerína par téléphone, mais mon appel est à nouveau directement dévié sur sa boite vocale. Je pars en trombe en direction de Livadákia. J’espère qu’elle a tout simplement laissé son téléphone éteint ou qu’elle n’a pas de réseau. On peut…

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Chapitre 32

Quand les flics sont partis, Katerína se jette dans mes bras. Je la serre contre moi en la remerciant de son intervention. — En temps normal, je recommanderais plutôt de garder son calme face à la police, mais là, tu nous en as bien débarrassés ! En tout cas pour le…

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Chapitre 31

Je sors du poste de police avec le cerveau en ébullition. Cette petite question au dernier moment, alors que je m’apprêtais à partir, est digne d’un mauvais épisode de Columbo. En tout cas, elle est tout sauf innocente. S’il veut savoir de quelle couleur est ma voiture, ça ne peut…

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Chapitre 30

Un homme en civil est assis derrière un bureau qui a connu des jours meilleurs dans les années 1970. Il doit avoir dans les 45-50 ans. Difficile à dire. Une veste marron un peu informe par-dessus un polo gris foncé. Des cheveux poivre et sel coupés très court. L’air un…

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Chapitre 29

Le mois de mars finit par arriver et l’île fleurit d’un coup. Comme chaque année, c’est magnifique de voir toutes ces fleurs dans les collines et au bord des chemins. On a de la peine à imaginer que dans à peine 2 mois, toute la végétation sera jaunie et brûlée…

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Chapitre 28

Il nous faut moins de 20 minutes pour y arriver. Pendant le trajet, l’état de Katerína semble empirer. Elle gémit en permanence, avec des cris de douleur de temps à autre, comme des contractions. J’ai l’impression qu’elle saigne. Dans un sanglot, elle crie son angoisse. — Je ne veux pas…

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Chapitre 27

L’après-midi passe lentement. Je suis ailleurs, perdu dans mes pensées, et Katerína me le reproche sur le chemin du retour. — Vraiment, tu pourrais faire un effort pour t’intéresser à mes amis. Tout le monde a vu que tu faisais la tête. — Mais non, ce n’est pas ça. Ils…

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Chapitre 26

Il n’y a pas grand monde dans le ferry à cette époque de l’année. Surtout des chauffeurs routiers qui livrent des marchandises. Pendant le trajet, j’envoie un message à Eléni pour lui dire que mon dîner a été annulé et que j’ai finalement décidé de rentrer directement sur l’île. J’ajoute…

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Chapitre 25

Je m’apprête à sortir dîner dans le quartier quand on frappe à la porte de ma chambre. C’est Eléni. Elle est magnifique. Elle porte une robe bleue et blanche à la coupe en apparence classique, mais qui moule d’assez près son corps. En voyant ses bottes de daim gris bleuté,…

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Chapitre 24

Cette Épiphanie, c’est un peu mon Groundhog Day. Comme l’année dernière et toutes celles d’avant, c’est le même rituel qui recommence. La procession qui part de la minuscule église de Livádi pour arriver jusqu’au port. Avec, comme d’habitude, tout ceux qui comptent dans l’île qui défilent devant les autres qui…

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Chapitre 23

Le mois de décembre s’annonce long et morose. Déjà qu’en fin d’année, l’île est encore plus vide que d’habitude, mais la famille réduira en plus les célébrations au strict minimum pour respecter le deuil. Et la météo est vraiment pourrie, ce qui nous oblige à rester enfermés la plus grande…

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Chapitre 22

Lorsqu’on arrive chez Eléni, une bonne partie de la famille est déjà là. Katerína n’a jamais été très proche de sa sœur, mais là, elle lui tombe dans les bras et elles s’étreignent longuement en pleurant. Je reste un peu à l’écart, car je sens comme une gêne à mon…

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Chapitre 21

Pendant tout le trajet de retour, je gamberge comme un tennisman français à Roland-Garros. Je me refais le match dans la tête et je me mets à baliser. L’adrénaline s’est dissipée et je me dis que je suis complètement débile d’être parti comme ça, alors que je n’ai rien à…

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Chapitre 20

Alors que je m’apprête à démarrer, Dimítrios m’interpelle. Il a finalement mis la main sur le président de l’association des habitants et veut me le présenter. Je sors de la voiture et je discute près d’une demi-heure avec lui sur les chemins de randonnée. Il est tout à fait d’accord…

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Chapitre 19

En plein jour, la route qui mène à Méga Livádi est déjà assez vertigineuse, mais la nuit, il faut vraiment faire attention pour ne pas finir dans un ravin. Jusqu’à Galaní, elle serpente à flanc de coteau et ne pose pas de problème. Mais ensuite, ça se corse quand on…

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Chapitre 18

Katerína était déjà à la maison quand je suis rentré, mais je ne lui ai rien dit de ce qui s’était passé. Je ne voulais pas l’inquiéter. Je sais qu’elle aurait réagi au quart de tour. Elle aurait été capable de foncer séance tenante pour aller confronter Giórgos chez lui…

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Chapitre 17

La venue du maire lors de la petite fête au Skía me donne l’idée d’organiser une inauguration du chemin de la plage. Ça lui donnerait une sorte de bénédiction officielle qui me protègerait un peu, car il faut bien avouer que, jusqu’à présent, j’ai tout fait sans rien demander à…

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Chapitre 16

Si juillet était chaud, août est carrément en surchauffe. Les Grecs, les Italiens et les Français ont débarqué en masse. Pour le business, c’est bien, mais le rythme de travail devient infernal. 7 jours sur 7, sans interruption. Heureusement que le Skía ferme à 19 heures pour nous permettre de…

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Chapitre 15

Juin file comme un éclair. Je passe mes journées à faire le taxi entre le port et Kallítsos, à m’occuper des arrivées et des départs de locataires, à gérer la femme de ménage, à vérifier que les maisons sont en ordre et à résoudre la myriade de petits problèmes qui…

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